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NOUVEAU ! Kinésiologie : Principes niveau 1, un module pour débuter la kinésiologie sur le chemin de l'Onto-Kinésiologie. Du 22 au 25 février 2018 N'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations

Morceaux choisis


"DÉCOUVREZ VOTRE NATURE PROFONDE AVEC LA KINÉSIOLOGIE : L'ONTO-KINÉSIOLOGIE"

INTRODUCTION


Chemin de Vie
Une nuit d’octobre 1992, au fin fond de la Médina de Marrakech, en compagnie d’une amie comédienne, nous fûmes invités par notre hôte marocain à assister à une lila, authentique et privée. Comme nous l’avons compris par la suite, la lila est un rituel nocturne de guérison spirituelle. Celle-ci était menée par un groupe de gnawas, congrégation de musiciens et chanteurs, dont notre ami faisait partie. Il était 4h00 du matin et je vis ces hommes, maîtres d’une impressionnante cérémonie. Leurs chants, leurs danses, des scènes de mime d’un incroyable réalisme mais surtout leur musique, visaient à faire réagir les personnes du public jusqu’à ce que certaines se lèvent, dansent et entrent en transe. Je revois encore aujourd’hui la transformation de cette vieille dame percluse redevenue une petite fille joyeuse et qui m’est presque tombée dans les bras. J’avoue avoir ressenti comme un appel à me lever et à danser, appel que mon esprit cartésien occidental réprima bien sûr aussitôt. Avant cette nuit, je ne connaissais de la transe que ce que j’en avais lu dans des romans et considérais ce phénomène comme de l’autosuggestion. Je fus bien obligé d’admettre qu’il se passait “quelque chose”. Mais quoi… Selon la tradition, lorsqu’une personne est malade, elle peut demander aux gnawas d’invoquer les mlouks qui se sont emparés d’elle. C’est alors l’occasion d’organiser une lila derdeba qui bénéficiera à tous les invités. Cette cérémonie est fondée sur sept couleurs associées aux esprits. À chacune d’elles sont associés entre sept et vingt chants. Tous les spectateurs sont susceptibles de réagir à une couleur, mais tout se passe entre le Mââlem (le Maître), la Chouaafa, femme médium et les musiciens-chanteurs-danseurs. J’ai appris depuis, que les gnawas considèrent comme étant la réalité l’état d’union avec Dieu auquel ils visent durant leurs cérémonies. Tout le reste, pour eux, n’est qu’illusion. Quinze ans ont passé et je sais aujourd’hui que quelque chose a été ouvert en moi cette nuit-là. J’avais 30 ans, j’étais comédien dans la célèbre troupe Zingaro dirigée par Bartabas avec laquelle nous avions sillonné l’Europe. L’année suivante, nous monterions les marches du palais du festival de Cannes. J’étais préoccupé par les filles, les chevaux et le rock’n’roll. Je me trouvais raisonnablement sain et équilibré. Je pensais, comme mes petits camarades, pouvoir résoudre seul mes vague-à-l’âme passagers et mes états de conscience modifiés n’étaient dus qu’à l’usage d’apéritifs anisés parfaitement connus et autorisés. En ce temps-là, la spiritualité ne passait pas par moi. Le quotidien, dans le microcosme d’une troupe de théâtre vivant en caravanes, est un concentré de relations exacerbées. Le succès auprès du public tend à suralimenter les ego et l’expérience du tournage pour le cinéma se révéla être un véritable gavage de ce point de vue-là. Rien qui pousse à l’intériorisation en tout cas. Je me séparai de la troupe puis, l’été suivant, m’inscrivis à un stage de théâtre, non pour me perfectionner dans un métier que je comptais quitter, mais plutôt parce qu’il m’avait été proposé pile au moment où j’avais besoin de justifier d’une recherche d’emploi auprès de ma caisse d’allocations chômage. Je ne pensais pas que l’on puisse apprendre à évoluer face à 1500 personnes ou devant une caméra durant un stage. Autant dire que je n’avais aucune intention de m’investir dans une formation qui, à mes yeux, ne pouvait rien apporter. Je fus pourtant accueilli tel que j’étais par Philippe et Sophie Hottier et décidai de jouer le jeu. Leur proposition était d’appliquer des techniques de développement personnel au métier d’acteur. L’expérience fut fabuleuse, comme une seconde naissance et j’en sortis transformé. Au bout de trois semaines, j’avais découvert, entre autres, les chakras, la méditation ainsi que des techniques de travail du corps, dont certaines fondées sur la nudité. “Dis-moi qui tu es !” était la consigne toute simple lors des dyades, approche développée par Jacques de Panafieu. L’accroche utilisée sur les plaquettes promouvant ces formations rajoutait aussitôt : “Si tu ne sais pas répondre à cette question, dis-moi qui vit à ta place !” Obtenir une Réponse n’est jamais garanti. Par contre, elle vous marque à vie lorsqu’elle est majuscule. Le stage fut clôturé en apothéose par une sweat lodge, cérémonie d’origine amérindienne, organisée par une chamane et qui, comme la lila, dure toute la nuit. L’expérience est cette fois fondée sur l’utilisation de pierres chaudes dans une espace restreint pour en faire monter la température. Votre capacité à gérer la chaleur est le témoin de votre centrage. Défaire le nœud intérieur mis en évidence cette nuit-là me fit passer instantanément de l’enfer sur terre à la sensation d’être parcouru par une brise légère, sans que les conditions extérieures n’aient varié d’un iota. J’avais mis le pied avec délectation dans le développement personnel et bénéficié de la chance du débutant. Impossible de faire marche arrière. J’avais vécu ma première expérience d’approche globale qui visait à travailler le physique, le mental, l’émotionnel, l’énergétique et le spirituel. Le métier d’acteur n’était clairement plus pour moi, je me retrouvais libre de tout projet et il me restait quelques droits à la formation professionnelle. Je décidai de continuer l’expérience des stages avec Philippe et Sophie. Je quittai Paris pour m’installer à Montpellier où un groupe de recherche fut créé, baptisé “Théâtre Lila”, en référence cette fois à un terme hindou que je ne connaissais pas. Je découvrais chez moi une dimension spirituelle qu’il m’était absolument prioritaire de développer. Je n’en oubliais pas pour autant ma dimension d’être de chair, qui m’entraîna dans une relation fulgurante et passionnée au sein du groupe. La fin, tout aussi fulgurante, de cette idylle me laissa émotionnellement K.O., avec la sensation d’avoir un sac de ciment sur l’estomac. Sur les conseils d’une amie et en désespoir de cause, je pris rendez-vous chez une thérapeute. En entrant chez elle, je n’avais jamais entendu parler de kinésiologie, technique qu’elle me dit employer. En sortant, une heure trente plus tard, j’avais déposé mon sac de ciment, ma vision de la vie et de moi-même s’était considérablement élargie. Un monde venait de s’ouvrir pour moi. Durant les mois qui suivirent, je poursuivis mes séances, abandonnai le collectif Lila, lus beaucoup, demandai le baptême dans une église orthodoxe et débutai ma formation en kinésiologie avec Jean-Pierre Bourguet. Nous étions en 1996 et le Touch For Health fut une révélation absolue supplémentaire, naturellement associée à mon cheminement spirituel. Ma vie prenait un nouveau tournant. J’étais de plus en plus loin de mes débuts professionnels en tant que gendarme dans une brigade territoriale tarnaise. Je n’osais pourtant pas encore envisager une carrière de thérapeute, ce qui ne m’empêcha nullement de verser dans un prosélytisme kinésiologique enthousiaste dont mes proches bénéficièrent bien malgré eux… Le père Jean, mon guide en orthodoxie, voyait en moi son futur diacre. L’idée me plaisait, surtout qu’elle me permettait de continuer à travailler et de fonder une famille. Lorsque j’annonçai mon accord de principe, j’appris que le mariage devenait impossible après l’ordination. Diacre pourquoi pas mais moine, pas question ! “Nous allons prier pour que Dieu t’envoie une compagne” m’annonça-t-il alors. Quelques temps après, je l’accompagnai à Milan où il allait être sacré évêque. À la fin de la cérémonie, il annonça à ses pairs mon désir de devenir diacre et mon attente d’une épouse. C’est ainsi qu’une douzaine d’évêques venant d’Europe entière unirent leurs prières et que, moins d’un mois plus tard, je rencontrai Catherine qui me fait l’honneur de partager ma vie et qui connaissait l’existence de ce livre avant moi, puisqu’elle en a semé l’idée dans mon esprit. J’étais mordu, à tous les niveaux. La kinésiologie prenait de plus en plus de place dans ma nouvelle vie à Toulouse où nous nous étions installés. Je travaillais en intérim et continuais de me former. L’idée de la professionnalisation faisait doucement son chemin. J’étais toutefois très loin de me sentir légitime pour demander une rémunération. Je ressentais surtout le besoin de pratiquer. Le plus souvent possible, je proposais des échanges à des étudiants rencontrés en formation, ce qui nous permettait de comparer nos expériences et notre compréhension des techniques acquises. C’est ainsi qu’en 1998, je rencontrai Dominique Raynaud, kinésithérapeute et surtout ostéopathe. Dès cette époque, nous décidâmes de nous retrouver une fois par semaine. Il en résultait bien souvent plus de questions que de réponses, ce qui aiguillonna notre désir de comprendre et nous permit de progresser. L’Onto-Kinésiologie est le fruit de ces rendez-vous hebdomadaires que nous honorons aujourd’hui encore. Le but de cet ouvrage est de partager notre cheminement, nos découvertes et nos questionnements afin de favoriser l’échange et d’apporter notre contribution au développement de la kinésiologie. (...)

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(...) L’Homme apparaît ainsi porteur de ses propres limites, constituées par ce que je nommerai ses croyances, conscientes et surtout inconscientes, comparables à des œillères qui réduiraient sa réalité à son champ de vision, au seul résultat de ses expériences sensitives. On peut en déduire dans un même temps que chacun de nous est créateur de son propre monde, de sa propre réalité, de sa propre vérité et qu’il est possible de les modifier, non pas en intervenant sur l’extérieur ou sur les autres, mais bien en prenant conscience et en agissant sur nos propres systèmes de croyances, en nous les appropriant, tout en “rendant à César ce qui est à César”. En effet, notre vision des choses et du monde semble en grande partie conditionnée par les “systèmes de croyances / points de vue / vérités” qui nous ont été transmis depuis des générations et des générations, au point que certaines “vérités” semblent définitivement acquises, sans que jamais ne nous vienne l’idée de les vérifier ou de les remettre en question. Ces points de vue subjectifs, fondés sur nos cinq sens, sont à l’origine de croyances aussi puissantes que celle qui affirmait que la Terre était plate. Cette idée nous fait sourire aujourd’hui, mais qui nous dit que nous ne sommes pas encore en grande partie régis par ce même type de “réalité” sans même nous en rendre compte ? De combien de ces mêmes principes indéboulonnables sommes-nous porteurs, qui créent la vision que nous avons de nous-mêmes ? Quelle vision avons-nous de nous-mêmes et qu’est-ce qui la conditionne ? Quelle réalité de nous-même voulons nous changer qui ne nous convient pas ? Comment changer le regard que nous nous portons, plutôt que de nous infliger force régimes, contraintes et frustrations ?

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(...) Grâce à l’utilisation du test musculaire, la kinésiologie “classique” revendique de laisser à la personne testée l’autorité dans le processus d’accompagnement mis en place pour qu’elle atteigne l’objectif qu’elle s’est fixé. C’est ce que nous avons fait durant les premières années de notre pratique. Les différents types de rééquilibration que nous proposions apportaient sur tous les plans des soulagements plus ou moins durables à nos clients, ce dont nous pouvions déjà nous féliciter.
Aujourd’hui, notre regard et notre pratique ont mûri ; l’hypothèse de la Nature Profonde guidant la séance nous a conduits à élargir notre vision de l’Être humain. Il m’est devenu difficile de choisir en conscience d’aider une personne dans le stress à atteindre un objectif qui, à mes yeux, ne constitue au mieux, qu’une soupape de sécurité. Cela revient à attribuer un Revenu Minimum d’Insertion pour permettre à son bénéficiaire de survivre et ainsi contribuer à maintenir en place le modèle de société inique qui en est l’origine, en rendant presque supportable une situation intolérable.
Notre Âme hurle à la Vie !

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